Comment calculer le Retour sur Investissement (ROI) ?

Il est important de mieux cerner ce que représente l'investissement pour une entreprise avant de calculer le ROI. L'investissement conditionne le devenir d'une société.

Pour créer de la valeur, l'investissement doit être rentable, c'est-à-dire que les recettes du projet d'investissement doivent couvrir les dépenses d'investissement ainsi que le besoin en fonds de roulements généré par l'investissement. Le projet d'investissement s'intègre à la stratégie de l'entreprise qui peut avoir pour objectifs d'augmenter les capacités de production, de diversifier un porte-feuille d'activité ou une gamme de produits, d'innover par la création de produits nouveaux, de rationaliser une production existante ou d'améliorer sa logistique. La phase de conception du projet détermine à la fois ses grandes lignes, comme les modes de croissance possibles et les sous-ensembles du projet déclinés en nombre et types d'investissements. La décision est donc stratégique mais aussi statique. Pour calculer le ROI, il faut que le projet soit bien déterminé.

Les flux d'exploitation générés par le projet

  • Pour calculer le ROI, il est impératif de construire un compte de résultat prévisionnel pluriannuel qui intègre les produits et les charges du projet. Il faut ensuite calculer l'excédent brut d'exploitation (EBE), qui constitue le potentiel de trésorerie, auquel est retranché un impôt théorique. La capacité d'autofinancement -hors financement- est égale à l'excédent brut d'exploitation moins l'impôt sur résultat d'exploitation. 
  • Certains financiers adoptent une autre méthode pour calculer le ROI. Ils soustraient l'impôt sur excédent brut d'exploitation et l'excédent brut d'exploitation lui-même et ajoutent les économies d'impôt sur dotation aux amortissements. Il ne faut pas confondre les flux d'exploitation générés par le projet et les flux de trésorerie relatifs à l'investissement, qui comprennent entre autres l'investissement stricto sensu intégrant les dépenses relatives aux immobilisations matérielles et immatérielles réalisées pour le projet.

Les cash-flows et les tableaux de trésorerie

  • Un cash-flow est un terme anglosaxon très utilisé dans le domaine des finances. Par définition, il s'agit d'un flux de trésorerie, c'est-à-dire d'une différence entre les charges et les produits ou encore entre les dépenses et les recettes, les encaissements et les décaissements engendrés par l'activité d'une organisation. Les flux de trésorerie sont très utiles car ils permettent de mettre en place des tableaux de trésorerie. Ils diffèrent des cash-earnings, désignant les capacités d'autofinancement (CAF). Ces dernières sont constituées de flux de fonds et négligent totalement les décalages de trésorerie. 
  • L'analyse financière par les tableaux de flux soustrait l'accroissement du besoin en fonds de roulement d'exploitation à la capacité d'autofinancement pour obtenir des flux de trésorerie d'exploitation. Le critère déterminant pour choisir un projet et par conséquent calculer le ROI, est la valeur actuelle nette (VAN) qui correspond à la différence entre la somme des flux de trésorerie actualisés en début de période et le capital investi.

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