Gérer le mal de montagne - Conseils

Le mal de montagne n'est pas une expression populaire ou une blague qui prendrait le contre-pied du "mal de mer". Non, le "mal de montagne" est un véritable trouble physiologique et une plaie pour les amoureux de l’altitude. Voici quelques clefs pour comprendre et gérer le mal…

Le mal de montagne est une maladie qui touche certaines personnes exposées à des altitudes supérieures à 2500 mètres. Tout d’un coup, sans que cela prévienne, elles sont prises de nausées, de bourdonnements auditifs, de maux de têtes, de vertiges, parfois même de vomissement, ou encore plus rarement de dépression nerveuse, d’insomnies… et cela peut aller jusqu’au coma. Le mal de montagne n’est pas d’ordre psychologique mais bien d’ordre physiologique ; il est un peu l’équivalent de ce mal que connaissent les plongeurs qui ne respectent pas les paliers de descente et qui s’enfoncent dans le ventre de l’océan sans jamais laisser le temps à leur corps de s’habituer. Si vous avez peur d’être touchés par le mal de montagne, rassurez-vous, quelques solutions existent et elles sont très simples.

Le corps n’est pas une machine
La plus simple est la plus évidente, la moins couteuse à appliquer et la plus logique. Retenez que quand vous progressez en altitude, le taux d’humidité baisse considérablement et surtout l’oxygène devient plus rare. Ceci a bien sûr pour effet de dérégler une bonne part des activités corporelles ! Le corps n’étant pas une machine, il lui faut du temps pour s’habituer. Ainsi, pour les âmes sensibles, le meilleur remède est de prendre son temps ; c’est-à-dire qu’à partir de 2000 à 2500 mètres d’altitude, grimpez par pallier. En effet, monter progressivement laisse à votre corps la chance de s’adapter aux nouvelles contraintes que l’altitude lui impose. Cette technique pour lutter contre le mal de montagne est nommée l’ « acclimatation » et elle est utilisée par tous les plus grands alpinistes.

Quelques trucs au cas où…
Même si l’acclimatation reste le meilleur moyen de gérer le mal de montagne, il ne suffit pas toujours. Ainsi, la première chose à faire, pour vous, amoureux de la montagne qui ne pouvez pas profiter des grands airs, sera de vous munir d’un altimètre afin de contrôler votre progression ; n’hésitez pas non plus à planifier à l’avance, grâce aux cartes IGN, vos arrêts. Préparez-vous également physiquement à votre sortie en montagne et évitez-la en période d’anémie. D’un point de vue médicamenteux, un médecin généraliste vous prescrira éventuellement des diurétiques et de l’aspirine en prévision d’une ballade en haute altitude. Enfin, si cela vous arrivez, ne vous obstinez en aucun cas ! Le meilleur traitement serait alors de redescendre en altitude jusqu’à l’arrêt complet des symptômes.

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