Procréation médicalement assistée: Les risques

Avant de tenter la procréation médicalement assistée, il est nécessaire de connaître tous les risques que vous pouvez encourir.

La procréation médicalement assistée est l'ensemble des techniques où la médecine intervient dans la procréation. Il existe plusieurs méthodes: injection directe du spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovocyte (ICSI), insémination artificielle, fécondation in vitro (FIV), micro-injection… Un seul cycle d'insémination conduit à un taux de grossesse variant de 10% à 17%. Il est donc nécessaire d'en faire plusieurs pour atteindre le taux de 70% de réussite.

 

Grossesses multiples

  • La procréation médicalement assistée apporte un taux de 15% à 20% de grossesse gémellaire après transfert de deux embryons.
  • Il faut tout de même savoir qu'une grossesse multiple est plus onéreuse et fait augmenter les risques d'accouchement prématuré, et donc, de bébés de faible poids.

 

Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO)

  • La procréation médicalement assistée peut provoquer une augmentation du volume des ovaires par la stimulation, et ce, en rapport avec la formation de nombreux kystes lutéiniques et une extravasation du liquide vasculaire.
  • Les symptômes qui en résultent sont: douleurs au bas-ventre, nausées, vomissements, dysfonction rénale, œdèmes... Une hospitalisation peut s'avérer nécessaire dans de rares cas.

 

Grossesse extra utérine

  • Une grossesse extra utérine peut se produire dans 1% à 5% des cas de grossesse par procréation médicalement assistée.
  • Une migration des embryons dans des trompes endommagées peuvent arriver à cause de contractions utérines normales, même si ceux-ci ont été préalablement placés à l'intérieur de la cavité utérine.
  • Un traitement médicamenteux ou une laparoscopie sont les solutions dans ce cas.

 

Aberrations chromosomiques et malformations

  • La procréation médicalement assistée peut aussi avoir des répercussions sur l'enfant à naître. Le taux de maladies congénitales atteint les 5.3% chez les enfants issus d'une ICSI ou d'une FIV, contre 3% à 4% dans la population générale.
  • Il existe aussi un risque de transmission génétique d'une infertilité paternelle chez la descendance masculine par la mutation du chromosome Y. Notons aussi le risque de trisomie 21 et d'autres malformations congénitales.
  • Le taux de fausse-couche peut aller jusqu'à 25%, résultant de l'âge biologique moyennement élevé des femmes ayant recours à la médecine et du diagnostic de grossesse précoce.

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