Rejoindre un syndicat - Quel intérêt ?

En France, le nombre de salariés syndiqués est l'un des plus faibles en Europe. Pourquoi ce désintérêt ? En 2011, quel est l'intérêt pour un salarié de rejoindre un syndicat ?

En 2007,  le pourcentage de salariés français syndiqués n'était que de 7,5%. Pourtant, la France est l'un des pays d'Europe proposant le plus grand nombre d'organisations syndicales. Cette désaffection des syndicats par les salariés français trahit certainement un problème de confiance et d'intérêt. Y-a-t-il encore réellement un intérêt à rejoindre un syndicat ?
 

 

Rôle du syndicat

  • Un syndicat est une association de personnes physiques ou morales dont l'objectif est la défense des intérêts collectifs de ses membres.
  • Un syndicat peut être professionnel ou interprofessionnel pour défendre les intérêts d'une profession et de ses adhérents, communal pour la défense des intérêts des citoyens d'une ville, d'étudiants, d'initiative pour le développement touristique d'une région ou encore financier.

 

 

Les intérêts

  • Un citoyen responsable travaillant et vivant dans la cité devrait adhérer tout naturellement à un certain nombre de syndicats pour préserver ses intérêts personnels et ses acquis économiques et sociaux.
  • Il devrait tout d'abord adhérer à un syndicat professionnel tout naturellement pour que sa profession soit protégée surtout si elle a une mauvaise image de par ses activités, ses produits ou son impact sur l'environnement.
  • Un salarié a aussi un intérêt à ce qu'une organisation syndicale défende les revendications salariales, sociales et les conditions de travail des salariés de son entreprise dont il fait partie.
  • Acteur de la vie de sa commune, il devrait également adhérer à un syndicat communal ou intercommunal pour notamment prévenir tout nouveau projet susceptible d'avoir un impact direct sur sa vie quotidienne.

 

 

Les freins à l'adhésion aux syndicats professionnels

  • Le manque d'engouement syndicaliste en France est sûrement due à une crise de confiance des salariés vis à vis d'organisations souvent fortement politisées, ayant montrées dans le passé leurs limites et pour certaines d'entre elles, un aveuglement à défendre des causes purement idéologiques, au détriment parfois de l'intérêt de leurs adhérents.
  • D'autre part, le système socio-professionnel français actuel n'accorde pas suffisamment de poids aux syndicats dans la vie quotidienne de l'entreprise. Sans aller jusqu'à l'obligation pour un salarié de se syndiquer, donner suffisamment de poids et de représentativité aux syndicats dans la prise de décisions au sein de l'entreprise, serait salutaire et redonnerait de l'attractivité aux organisations syndicales.
  • Un regain d'intérêt pour le syndicalisme en France passe sûrement par une réforme en profondeur du fonctionnement interne des entreprises.

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